CSHR Participates In An Event On Sport & Equity At The Swiss Embassy In Paris

Centre for Sport and Human Rights

CEO Mary V. Harvey represented the Centre for Sport and Human Rights in an event on Sport and Gender Equity celebrated last week at the Swiss Embassy in Paris to commemorate 20 months to go until the Paris 2024 Olympic Games.

Paris 2024 will be the first Olympics achieving full gender balance in the number of male and female athletes participating, a historic milestone in the world of sport.

Swiss ambassador Roberto Balzaretti opened the event and moderated a panel discussion on gender equality in sport with the participation of Harvey, former Minister Delegate in charge of Sports and swimming champion Roxana Maracineanu; member of the College of the Audiovisual and Digital Communication Regulatory Authority Laurence Pécaut-Rivolier; and Inclusion, Solidarity & Equality Manager of Paris 2024 Iris Bazin.

Harvey started by stressing the importance of increasing the number of women in decision-making and management positions in sport bodies.

Full text of the speech is available below in French and English.

Monsieur l’Ambassadeur Roberto Balzeretti, Excellences et Chers Collègues,

Bonsoir,

C'est un plaisir pour moi d'être parmi vous aujourd'hui et je remercie l'ambassade de Suisse et le ministère des affaires étrangères de m'avoir invitée à participer à cette table ronde.

Aujourd'hui, j'aimerais partager quelques brèves réflexions sur les raisons pour lesquelles la représentation des femmes dans les organes de décision et dans le sport est essentielle, et sur les leviers disponibles.

En ce qui concerne la raison pour laquelle la représentation des femmes est vitale dans les organes de décision et dans l'ensemble du management, ma réponse est simple : mon expérience directe est que la diversité est un moteur de performance. En fait, il a été prouvé que la diversité sous toutes ses formes - y compris le genre - est fortement corrélée à une meilleure prise de décision et à de meilleurs résultats financiers dans les entreprises. 

Pourquoi alors le sport, un secteur qui devrait comprendre l'importance de la performance, serait-il différent? La réponse, je crois, se trouve dans la culture du sport.  Je vais vous donner un exemple. Il y a environ cinq ans, lorsqu'on a demandé à un cadre supérieur d'une fédération de football pourquoi il n'y avait pas plus de femmes aux niveaux supérieurs de l'organisation, la réponse a été la suivante : "nous les engagerions si nous le pouvions, il n'y en a pas et nous ne savons pas où les trouver".  Il s'agissait d'un dirigeant d'une fédération de football qui avait remporté la coupe du monde féminine, je précise.

Il y a tellement de choses qui ne vont pas dans ce sens. Si vous ne valorisez pas la diversité, si vous ne pensez pas qu'il s'agit d'un problème suffisamment important, et si l'évaluation de vos performances n'en fait pas une priorité pour vous, alors vous n'allez certainement pas faire beaucoup d'efforts. Je pense donc que la culture au sein des organismes sportifs doit changer, afin de considérer la diversité sous toutes ses formes - et plus particulièrement l'inclusion des femmes - comme un facteur de croissance et de performance.

Pour ce qui est de la manière de parvenir à une plus grande diversité et à une meilleure intégration des femmes aux niveaux supérieurs du sport, il faut qu'il y ait une responsabilisation.  Je pense que l'embauche et la diversité devraient être un critère d'évaluation des cadres supérieurs, en plus d'autres mesures. Des objectifs devraient être fixés et, s'ils ne sont pas atteints dans un délai donné, des quotas devraient être imposés. Cela dit, le processus visant à accroître la diversité est essentiel et ne peut être symbolique.

En ce qui concerne le travail du Centre pour promouvoir l'inclusion des filles et des femmes, cela se produit de plusieurs façons, mais la meilleure façon de s'attaquer à ce problème est de s'assurer que l'environnement de travail est SÛR. Le harcèlement, la discrimination, la disparité salariale, le manque d'opportunités d'avancement, les méthodes peu sûres pour signaler les préjudices et, enfin, l'inefficacité des résolutions, tout cela contribue à créer un environnement hostile à l'épanouissement des femmes. Il s'agit de problèmes de gestion et de gouvernance qui doivent être résolus de manière systématique. En travaillant avec les organismes sportifs pour qu'ils s'engagent à respecter les droits humains, nous recherchons ces problèmes, ainsi que ce qui doit changer. 

Pour réaliser ce changement, il faut que les organismes sportifs identifient les risques de discrimination - y compris la discrimination sexuelle - et prennent des mesures pour y remédier. Mais c'est plus que cela. La culture doit y adhérer.  Au Centre, nous pensons que le véritable changement se produit lorsque la culture évolue. Et pour le sujet d'aujourd'hui, c'est lorsqu'une organisation croit que non seulement l'inclusion est la bonne chose à faire, mais qu'elle la rendra fondamentalement plus forte.

Merci beaucoup et j'attends avec impatience la discussion du panel.

Ambassador Roberto Balzaretti, Excellencies and Colleagues,

Good evening,

It is my pleasure to be with you today and my thanks go to the Swiss Embassy and the Ministry of Foreign Affairs for the invitation to participate in this panel discussion.

Today, I’d like to share a few brief thoughts on why the representation of women in decision-making bodies and in sport is critical, and what levers are available. 

With regard to why the representation of women is vital in decision-making bodies and management overall, my answer is simple: it is my direct experience that diversity drives performance. In fact, it’s been proven that diversity in all its forms - including gender - is strongly correlated to better decision-making and better financial results in companies.  

Why then, should sport, a sector that should understand the importance of performance - be different?  The answer, I believe, lies in the culture of sport.  I’ll give an example. About five years ago, when a senior executive at a football federation was asked why there weren’t more women at senior levels of the organisation, the answer was, “we’d hire them if we could, there aren’t any, and we don’t know where to find them.”  This was an executive of a football federation that had won the women’s world cup I might add. 

There’s so much that’s wrong with that. If you don’t value diversity, if you don’t think it’s a big enough problem, and if evaluation of your performance doesn’t make it a priority for you, then you certainly aren’t going to try very hard. So I think the culture within sport bodies needs to change, to see diversity in all its forms - and specifically the inclusion of women - as a boost to growth and performance. 

In terms of how to get to increased diversity and greater inclusion of women in senior levels of sport, there needs to be accountability.  I believe that hiring and diversity should be a metric that senior management should be evaluated against, in addition to other measures. Targets should be set, and if not met within a period of time, then quotas should be imposed. That said, the process to increase diversity is critical, and cannot be tokenistic.

With regard to the work of the Centre to promote the inclusion of girls and women, this happens in several ways, but the biggest way to tackle this, is to ensure that the working environment is SAFE. Harassment, discrimination, wage disparity, lack of opportunities to advance, unsafe methods to report when harms occur, and finally, ineffective resolution, all contribute to a hostile environment for women to thrive. These are management and governance challenges which need to be systemically addressed. In working with sport bodies to commit to respect human rights, we look for these problems, as well as what needs to change.  

To realise change, it involves sport bodies identifying where risks of discrimination - including gender discrimination - exist - and taking steps to address them. But it’s more than that. The culture needs to embrace it.  At the Centre, we believe that real change occurs when the culture shifts. And for today’s topic, that’s when an organisation believes that not only is inclusion the right thing to do, it will fundamentally make the organisation stronger.

Many thanks and I look forward to the panel discussion.

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